Nous les attendions ces fameux Alizés, des vents bien pratiques soufflant à une certaine période de l’année dans l’hémisphère nord du nord-est vers le sud-ouest.
Ils nous accompagnent depuis les Canaries. Tresco s’est envolé au portant à 8 noeuds.
Ils ne viennent jamais seuls, tenant par la main une magnifique houle vous emmenant, théoriquement sur de grands surfs élégants.
Mais en fait, rien de tout ça : le bazar, du grand n’importe quoi, une mer désordonnée, des vagues croisées, annoncées à plus de 3 mètres mais en réalité plutôt 4 !
Cinq jours et cinq nuits déséquilibrés: l’équipage projeté contre le mobilier, dans le cockpit, gilet de sauvetage et longe obligatoirement frappée sur la ligne de vie… Les temps de récupération sont organisés, on s’observe, on se conseille, on limite certains déplacements: anticipation et prudence …
Deux derniers empannages avant de mettre en ligne de mire l’ île Sao Vicente. Nous saluons chaleureusement Jacqueline de la capitainerie de la Marina Mindelo et Denis qui sur place nous rendent d’ énormes services. Arrivée prévue ce dimanche matin
Dès lundi des questions techniques sont à travailler: Tresco rencontre des limites dans son autonomie électrique, il a fallu respecter et suivre scrupuleusement notre consommation.
Pour la grande traversée, nous avons besoin de trouver plus de marges …

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