Trois jours et trois nuits déjà au large – en fait, cinq ou six quand vous lirez ces lignes. Nos corps s’habituent enfin à ce balancement perpétuel. La houle, raisonnable mais efficace, impose son rythme : la vie à bord est une danse penchée, où chaque geste compte.
Nous naviguons au près, entre 35 et 40 degrés du vent. On adapte la voile, on protège le bateau, et on se protège aussi. La fatigue est là, mais elle est bonne.

Macadam, un équipage ami, est à 20 milles. Nous faisons route ensemble. Leurs voiles à l’horizon sont un réconfort. Michel, notre routeur, nous guide avec justesse. Demain, les choix seront plus complexes, mais passionnants.
Robin, notre équipier, progresse vite. Il a pris son premier quart seul cette nuit et nous régale de repas végétariens.

Les nuits sont magiques : les étoiles semblent tomber dans l’eau, et le soleil, généreux, alimente nos panneaux solaires.

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